Bilan 2017 : un an de zéro-déchet (ou presque !)

Hey !

2017 s’est achevée, et c’est l’heure pour moi de faire le bilan, après environ un an de zéro-déchet (… ou presque, parce que je ne suis pas encore experte loin de là !).

Si je fais cet article, c’est pour montrer qu’entrer dans une démarche zéro-déchet, c’est quelque chose de progressif, qui se fait étape par étape. La mise en place d’un changement demande un peu de temps et souvent de l’argent… tout ne peut donc pas être modifié en un jour. Parfois, on essaie quelque chose, cela s’avère être tout sauf une réussite, et donc on retourne en arrière. C’est comme ça !

Le principal, c’est de toujours avoir la volonté d’avancer.

Bref, je vais essayer de vous faire le bilan des changements que j’ai instauré dans mon quotidien, ce qu’ils m’ont apporté, les échecs et mes objectifs pour l’année à venir.

 

■ Cuisine et repas

  • Les courses sont faites en vrac à 80%, grâce aux sachets en tissu ! En début d’année, j’utilisais et réutilisais (quand je pensais à les emmener) les sachets en papier mais depuis quelques mois j’ai investi dans les sachets en tissu vendus en magasin bio. Lavés en machine régulièrement, ils sont top !

    • A améliorer : il reste quelques articles avec des emballages (gruyère râpé, margarine, mayonnaise, sauce tomate, lait, céréales du chéri etc.). J’essaie de privilégier au maximum les emballages en verre (recyclable indéfiniment), et je ne désespère pas de trouver une crèmerie « bio » ou au moins avec des produits locaux.
    • Le succès récent : j’ai trouvé une boutique pour acheter le sucre et le café en vrac !
  • La part du fait-maison est d’environ 75%, concernant ce que l’on mange. Je fais désormais les yaourts, les gâteaux et biscuits, mon pâté végétal, le pain de mie, etc, en plus des repas habituels. Les sauces sont toujours achetées toute faites (vu notre consommation, je ne me vois pas faire une mayonnaise pour en jeter les 3/4), tout comme la charcuterie (mais c’est rare… et de toute façon dur à faire soi-même :p), les gâteaux apéro (mon péché mignon ! <3 … mais je teste actuellement des recettes pour remplacer mes carrés au comté en vrac des magasins bio) et le Nutella/Nocciolata.
    • A améliorer : je pense pouvoir faire plus de gâteaux apéro maison, quand j’aurais trouvé de bonnes recettes. Il faudrait également que je vois ce qu’il est possible de faire pour la nourriture du chien et du chat (même si actuellement sans congélateur, pas de BARF/RAW possible, donc c’est limité).
    • Le succès récent : la crème de riz et le pâté végétal
  • J’ai été récupérer un lombricomposteur début décembre, offert par la communauté d’agglomération. Cela a été un peu un dilemme pour moi. En effet, valait-il mieux « exploiter » des vers de terre ou mettre en œuvre un composteur utilisant des produits chimiques pour désagréger les restes de nourriture ? J’ai, au final, préféré la solution qui me semblait la plus naturelle et qui était la moins coûteuse.Et je me dis que « ma » famille de vers me suivra longtemps !
  • Pour les repas pris à la maison, nous n’utilisons ni vaisselle jetable, ni serviettes en papier… Pour ces dernières, le tissu est privilégié 🙂

 

 

■ Salle de bain

  • C’est par là que j’ai commencé, et même s’il y a encore un peu de travail, je suis plutôt fière du chemin parcouru. En effet, il n’y a pas de (nouveaux) emballages plastiques dans la douche, j’ai trouvé des alternatives qui fonctionnent bien pour les soins corps et cheveux (gommage au marc de café, soin nourrissant pour cheveux à l’huile de jojoba). Côté maquillage, j’utilise toujours la marque Zao, qui a comme atout celui d’être rechargeable. Pour mes cheveux je réalise mon shampooing solide (je cherche la recette parfaite, dès que je trouve je la publie ici… Mais c’est encore en expérimentation !) et j’alterne régulièrement avec un shampooing au rhassoul (poudre + eau pour faire une pâte). Comme shampooing sec, pour espacer un peu les shampooings, j’utilise en cas de besoin de la fécule (ou amidon) de maïs. Le savon pour les mains liquide a été remplacé par un bloc de savon de Marseille.

    • A améliorer : le dentifrice (j’ai testé plusieurs recettes, mais pas convaincu par cela a fini à chaque fois par rendre sensible mes gencives… Donc je suis revenue au dentifrice de magasin bio classique) et le produit pour les lentilles de contact… Mais là, difficile de trouver une alternative.
    • Le succès récent : le savon de Marseille solide transformé en savon liquide (ne me demandez pas comment j’ai finalement réussi à obtenir la texture gel-douche, le dosage a été fait au pif !)
  • Et pour les périodes de règles, eh bien, je teste actuellement des choses (SHL, cup…). Je ne suis pas encore fixée !
  • Un autre geste adopté, c’est les mouchoirs en tissu, à l’ancienne ! Je les utilise de la même manière que les mouchoirs jetables, c’est à dire en les changeant aussi souvent. C’est une réussite !

 

 

■ Au travail et en déplacement

  • Au travail, quelques petits gestes seulement. J’ai, comme mes collègues, mon mug pour le café. Ainsi, pas de gâchis de gobelets en plastique à longueur de journée (parce qu’on en boit du café..!). J’évite d’imprimer au maximum, et n’envoie pas de mails volumineux pour rien (vous savez ces mails, avec tout l’historique de la conversation etc, autant supprimer cet historique quand cela est possible, cela fait moins de poids à stocker sur les réseaux 🙂 )..

    • A améliorer : apporter du café moulu en vrac, et regarder du côté des filtres réutilisables.
    • Le succès récent : c’est une petite chose, mais pour le repas de service, au lieu d’acheter des couverts jetables, nous avons ramené des « vrais » couverts.
  • Pour les déplacements et les fois où je dois emmener mon repas, j’ai toujours sur moi ma bouteille en inox, qui est isotherme. Cela me permet par exemple lorsque je suis en cours d’amener du café fait chez moi, qui reste chaud pendant 8-10h, meilleur que celui de la machine à café de l’école et sans les déchets générés par les gobelets. Comme je fais mes repas du midi lors des périodes de cours (enfin… le plus souvent), il n’y a pas de déchets liés à leur emballage (mais parfois pour leur conception). J’apporte également ma serviette en tissu et stocke tout le nécessaire pour le repas (serviette, plat en inox, couverts, fruits…) dans un sac à vrac en tissu (ils sont multifonctions 🙂 ). J’ai remplacé les en-cas emballés par des fruits secs et des noix, qui outre le fait d’être ZD car achetable assez facilement en vrac, sont aussi meilleurs pour la santé !

 

 

■ En 2018, tu continues ?

Oui, mille fois oui !

Je ne trouve pas que passer au ZD soit ultra contraignant. Changer ses habitudes l’est, par contre. Mais une fois que c’est fait et que le changement est adopté, tout roule ! Cela fait peut-être au final un peu plus de linge à laver (tiens, d’ailleurs je n’en ai pas parlé ici, mais cela fera l’objet d’un prochain article… pareil pour la vaisselle !), mais c’est noyé dans la masse. Après, je n’ai pas d’enfant, et j’imagine qu’adopter les couches lavables etc, demande beaucoup beaucoup plus de temps. Mais je me dis que l’on s’en sort très bien avec deux jobs à temps plein, deux animaux et beaucoup (BEAUCOUP) de trajets, donc même avec un ou plusieurs enfants il doit être possible de maintenir de nombreux gestes ZD. Et les exemples que je vois sur Facebook et Instagram semblent le confirmer. En partant du principe que l’idéal n’est pas forcément d’être à 100% zéro-déchet, mais de changer ses habitudes et son mode de vie, de consommation, dans la durée… Et qui sait, d’entraîner d’autres personnes dans cette démarche par la suite.

Ainsi, même si je suis prête à avancer encore dans la démarche en 2018 (notamment voir comment améliorer les choses sur mon lieu de travail !), je sais que sur d’autres points je vais rester immobile… Comme les livraisons de repas à domicile trois ou quatre fois par mois (#enversdelaconnasse).

 

 

Et vous… ce bilan 2017 ?

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