Le Minimalisme : qu’est-ce que c’est ?

Hello !

 

Aujourd’hui, je voulais parler de ce qui est devenu une philosophie de vie chez moi, le minimalisme. Même si je ne l’applique pas à fond, tous les jours, partout, cela reste en quelque sorte mon « guide ». Il y a quelques années, lorsque j’ai créé mon premier compte Instagram, j’ai été progressivement dépitée devant la dérive matérialiste qui s’est peu à peu installée. Les gens sont devenus des « influenceurs », c’est-à-dire des panneaux publicitaires vivants, avec ou sans contenu à proposer. Attention, je ne critique pas les influenceurs dans leur ensemble, mais plutôt le phénomène d’incitation à la consommation qui se trouve derrière… pour du vent.

Bref, cela m’a fait quitter ce réseau social peu à peu. Au final, une partie de moi voulait faire pareil par « conformité », alors que l’autre trouvait cela vide de sens… Depuis, je me suis grandement rapprochée du minimalisme, source d’inspiration au quotidien. A l’opposé de cette vague de consommation, j’ai trouvé d’autres comptes sur Instagram davantage à mon image, traitant de ce sujet et du zéro-déchet, et mon retour sur le réseau s’est fait naturellement, portée par cette vague de partage plus pratico-pratique que commerciale (même si nous évoquons fatalement des marques ou des produits à conseiller, de temps en temps, mais c’est difficile de TOUT faire soi-même !).

 

■ Le minimalisme, qu’est-ce que c’est ?

Aussi appelée simplicité volontaire, il consiste à se contenter d’un minimum de choses pour vivre, et d’être heureux avec l’essentiel. Pour cela, il faut d’abord se détacher du matériel. Une fois que l’on a compris que ce n’est pas la taille de notre maison, de notre voiture ou de notre garde-robe qui fait notre bonheur, je dirais que 50% du changement est accompli.

Ainsi, l’important est plutôt de se réjouir des (bons) moments de la vie, plutôt que de se reporter sur le matériel, comme on nous a conditionné depuis tout petit. Attendre Noël pour avoir ce jouet merveilleux, attendre sa première paie étudiante pour avoir son ordinateur de folie et sa première vraie paie pour acheter sa maison… Vous voyez ce que je veux dire. Alors que le bonheur se trouve aussi et simplement dans un verre entre amis, un bon chocolat chaud au coin du feu, une promenade avec son chien, le rire des enfants dans le jardin, etc… Bien sûr, il y a besoin d’objets pour ces petits plaisirs… Évidemment. Mais entre un mug et le dernier sac à mains Michael Kors, nous ne sommes plus dans la même catégorie.

 

L’idée est de réduire ses objets possédés à l’essentiel. De ne plus garder toutes ces choses en double, au triple, et les fameux au cas où. Et au final, de supprimer le superficiel. Cet objet qu’on a parce que tout le monde l’a, mais qui n’est pas réellement utile.

Dans l’extrême, certaines personnes semblent parvenir à vivre avec moins de 100 objets. Mais cela se voit apparemment surtout en Asie, d’où vient cette démarche. Je n’ai pas eu connaissance d’un tel exemple de minimalisme en Europe, mais peut-être que cela existe ! 🙂

 

 

■ En pratique, cela se passe comment ?

 

La première étape est la prise de conscience. Qu’est-ce qui est vraiment essentiel pour moi et suffit à mon bonheur ? (si vous répondez ma BMW et mes Louboutin, ce n’est peut-être pas nécessaire de lire cet article :p)

Ensuite, il y a deux étapes clés dans cette démarche, l’une ne précédant pas forcément l’autre, et pouvant se dérouler en même temps. Mais dans tous les cas, il faudra :

  • Réduire le nombre d’objets possédés : pour cela, se demander pour chaque objet s’il vous met en joie (comme le dit la célèbre Marie Kondo). Si oui, vous le gardez… C’est que dans tous les cas cela sera trop dur de le jeter (pour le moment !!). Si cet objet ne vous rend pas spécialement heureux (par exemple votre poêle de 24 cm) mais que vous en avez besoin, il faut le garder aussi. Attention, là je parle d’un réel besoin. Si vous avez déjà une poêle de 22 cm et une de 26 cm, garder celle de 24 cm est superflu. Elle ne vous manquera pas, et vous gagnerez de l’espace en la sortant de chez vous.
    • Il est conseillé, selon la méthode de Marie Kondo, de faire le tri par type d’objet (vaisselle, vêtements…). Car l’idée est qu’un type d’objet a une seule place dans la maison. Par exemple, les enveloppes ne doivent être rangés qu’à un endroit, pas dans le meuble de l’entrée et le bureau… Ainsi, chaque chose est à sa place, il n’y a pas de stocks fantômes dans la maison et cela évite de faire des achats inutiles en oubliant que telle ou telle chose était encore présente à un endroit.
    • Certaines personnes le font par pièce. Je fais également comme cela en tri « d’entretien », après avoir passé chaque catégorie d’objet à la loupe. Mais seul le tri par type permet de vraiment éliminer les doublons.
  • Ne pas se laisser envahir à nouveau : apprendre à consommer de manière durable et raisonnée. Ce n’est pas simple au début. Un truc qui peut aider, c’est de ne jamais faire d’achats directs. Ce que je veux dire par là, c’est qu’il vaut mieux attendre d’avoir un besoin. Par exemple, un nouveau pantalon pour le travail. Au lieu de foncer faire les boutiques, et d’acheter dix autres choses au passage, laissez passer quelques jours. Si au bout d’un mois vous avez toujours autant besoin de ce pantalon, allez l’acheter. Mais entre temps, il se peut que vous en ayez trouver un perdu dans votre dressing, que quelqu’un vous en ait donné un, que vous mettiez davantage de robes et donc n’ayez plus besoin d’avoir autant de pantalons. Cela vous laisse aussi le temps d’explorer le marché de l’occasion, ou de préciser l’achat du neuf (Quelle boutique ? Quel modèle ?). Cela marche avec tous les objets… L’idée est vraiment d’éviter l’achat immédiat. La moitié du temps vous trouverez une solution de substitution, si ce n’est pas le cas, vous aurez eu le temps de la réflexion pour faire un achat durable, que vous ne regretterez pas.

Pour moi, cette démarche s’effectue en parallèle du Zéro-déchet, et amène à faire évoluer notre manière de consommer.

 

Ensuite, viennent les étapes de maintien du niveau de désencombrement et l’extension à d’autres domaines (travail, loisirs…).

 

 

Si vous vous lancez dans ce type de tri, je vais être honnête avec vous : ça va être long ! Et compliqué ! Encore plus si vous avez une grande maison bien remplie, et des enfants. Mais dès que vous aurez avancé un peu, vous allez ressentir un certain bien-être. Comme si en plus de désencombrer votre maison, vous aviez désencombré votre esprit. Tout est lié. Un autre avantage concerne le gain de temps lié au rangement et au ménage. Moins d’objets = moins de bazar et moins de meubles.

Une fois recentré sur l’essentiel (la vie, c’est des moments, pas des objets !), un autre bénéfice est l’éloignement qui s’installe progressivement avec la société de consommation. Vous verrez que les publicités fonctionneront bien moins sur vous, vu que vous avez déjà tout ce qu’il faut pour être heureux.

 

Que faire des objets dont on se débarrasse ? Vous avez l’embarras du choix : les donner à des proches ou à des associations, les vendre, les recycler, les jeter…

 

 

■ Un peu de lecture :

En lien avec le minimalisme, je vous conseillerai un livre unique : La magie du Rangement, par Marie Kondo.

Pas besoin de lire dix ouvrages différents, l’essentiel est là, clair et bien expliqué. Attention tout de même aux subtilités locales. En effet, Marie Kondo préconise de jeter tous les papiers administratifs. En France, il faut les garder pendant un certain délai, variable suivant le type de document.

 

 

Un extrait de l’avant-propos : « La méthode KonMari est simple, pertinente et efficace pour bannir à jamais le fouillis. Commencez par vous débarrasser des choses inutiles, puis organisez bien votre espace, une bonne fois pour toutes. Si vous adoptez cette stratégie, le désordre ne fera jamais son retour ».

 

Voilà ! Merci de m’avoir lu jusqu’au bout ! (c’était courageux 🙂 ). D’ici une semaine, je vais me lancer dans un défi minimaliste, à suivre sur Instagram et sur le blog ! A bientôt :p

 

 

Et vous, le minimalisme, est-ce que cela vous parle ?

7 commentaires

  1. Le minimaliste, ainsi que le zéro déchet me parle de plus en plus personnellement. (j’habite actuellement en coloc avec mon frère qui ne se penche pas forcément vers tout ça du coup je ne peux pas entreprendre tout ce que j’aimerai pour le moment, mais l’année prochaine lorsque je serai toute seule il y aura du changement dans mon quotidien 🙂 )
    Ca fait un bon moment que j’entends parler de ce livre, je pense qu’il va falloir « enfin » que je me l’achète histoire d’avancer un peu plus dans ma démarche.
    Je fais naturellement du tri dans mes affaires assez souvent pour désencombrer mais j’aimerai faire plus !!

  2. Ton article était vraiment intéressant !
    Depuis un an je me tourne vers le minimalisme pour la mode, avant j’avais tendance à acheter sans trop réfléchir, je me disais boh le prix ça passe, j’ai le budget aller j’me fais plaisir ! Sauf qu’au final le fameux « coup de cœur » je le portais 2/3 fois la plupart du temps car je n’avais rien dans ma garde robe pour compléter la tenue, alors j’achetais ENCORE pour pouvoir porter le premier acheté … & un jour en faisant le tri dans mon dressing c’est la que j’ai eu le déclic !
    Du coup j’ai fait un énorme tri, j’ai vendu/donné les vêtements que je savais que je n’allais plus porté & maintenant quand j’achète je réfléchis en fonction de ce que j’ai déjà pour compléter, au final j’ai une petite cinquantaine de vêtements tout type confondu et j’ai de quoi faire des dizaines de dizaines de tenues & le mieux, je porte tout, enfin au moins 1 fois par mois, j’ai encore des progrès à faire mais ça vient !
    En déménageant cet été j’en ai profité aussi pour faire un gros tri sur tout le reste, j’essaye de faire des achats intelligents/utiles plutôt que coups de cœur/gadget ! Je ne connaissais pas le livre que tu as présenté je vais aller voir si il est dispo dans ma médiathèque 🙂

    1. Merci c’est gentil ! C’est drôle je faisais pareil que toi pour la garde robe ! :p
      J’ai réussi à rationaliser mes achats, j’ai pas encore de garde-robe capsule comme on dit, parce que j’ai encore trop d’habits, et donc trop d’habits à user 😂
      Eh oui ce livre c’est un peu la base. A la première lecture on peut la trouver illuminée cette Marie Kondo, mais au final pas tant que ça 🙂

  3. Merci pour ton article super complet ! 🙂 Je ne suis pas encore à 100% minimaliste, mais cet été j’ai fait un énorme tri dans ma garde-robe, je n’ai gardé que l’essentiel, pareil pour ma bibliothèque, j’ai trié mes bouquins en gardant seulement ceux qui m’avait touché d’une manière ou d’une autre, et également dans mon placard de la salle de bain, j’ai donné tout ce que je n’utilisais pas, et franchement ça fait du bien ! en plus de ça, je suis aussi dans une démarche zéro déchet et bio, du coup ça aide pas mal 🙂 et du coup, je fais attention aussi à mes achats, j’y réfléchis plutôt deux fois qu’une et je m’assure que c’est un réel besoin. Mais bon, je pense que je ne pourrais jamais être à 100% minimaliste, avec mon homme on est assez fan des jeux de société et livres (dvd et cd on s’est plutôt calmé, vu qu’on trouve tout sur le web et qu’on nous en prête souvent), mais au moins j’essaye d’être le plus raisonnable possible, de faire du tri régulièrement et je suis plutôt adepte aussi du seconde main, donc ça facilite la chose 🙂

    1. Je crois que c’est un tout, le bio, le zéro-déchet, le minimalisme… On prend conscience de plein de choses 🙂
      Après je ne pense pas que passion et minimalisme soit à l’opposé. Tu montres très bien qu’avec le marché de l’occasion, notamment, tu n’es pas dans l’accumulation d’objets sans fin.
      Moi, j’ai pas vraiment de passion à part les voyages et mon chien. Qui dit voyages dit quelques guides, des photos, des souvenirs, mais j’essaie d’acheter que les guides de pays que je veux visiter en entier par exemple. Si c’est pour quelques jours, je me débrouille avec internet.
      Et pour mon chien… J’en ai acheté des choses… J’achète toujours un jouet de temps en temps, quand il y en a qui lâche. Ses gamelles, c’est des bols réutilisés. J’ai récupéré des vieux draps pour mettre dans son panier, mais quand ils seront bien usés, j’essaierai de ne plus retourner chez le Suédois pour des plaids pas cher, mais plutôt de reprendre des draps d’occasion.
      C’est une démarche progressive, et je pense qu’on ne sera jamais 100% minimaliste, à moins d’habiter dans une zone rurale loin de toute tentation.
      Mais pour moi l’important c’est d’avoir cet état d’esprit au quotidien 🙂

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